Un accident industriel des années 70 (dont les conséquences persistent encore de nos jours) cache une vérité bien plus sombre qu'une banale négligence humaine. Une vérité perdue dans les arcanes du temps et qui remonte aux origines de la création...
1971 — Province d’Ahal, République socialiste soviétique du Turkménistan.
Dans le sillage du vieux 4X4, le nuage de sable retombait sur une végétation ingrate. L’air flirtait avec les quarante-cinq degrés, des températures coutumières au Karakoum, désert le plus vaste d’Asie centrale.
Assise sur le siège passager, Tacha délaissa boussole et carte topographique pour laisser son regard errer sur le paysage brûlé de soleil. Les dunes se succédaient à perte de vue. Au volant, Mikhaïl tentait d’atténuer les cahots d’une piste défoncée. Les amortisseurs fatigués grinçaient, alors que le souffle continu de la ventilation peinait à maintenir une ambiance supportable.
Partis tôt le matin de Gonur-Depe, tous deux avaient abandonné les fouilles dirigées par l’archéologue Viktor Sarianidi. Un appel radio émis par l’Académie des Sciences d’URSS les enjoignait à rallier un champ pétrolifère situé plus au nord.
Là-bas, alors que le forage débutait, une partie du sol sous la plateforme s’était dérobé en avalant le matériel. Afin d’évaluer les dégâts, les exploitants avaient descendu une caméra dans le trou béant d’où s’échappaient d’importantes quantités de méthane. Les images rapportées de la cavité souterraine révélaient des ruines antiques et la présence de ce qui ressemblait à un labyrinthe.
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